samedi 10 février 2007

Le retour du Jedi...

***
Après l'attaque des clones, nouvel épisode dans le phénomène très controversé des clones puisque pour la première fois en cutting le clone d'une jument morte en 2004, la légendaire LYNX MELODY, est né le 8 janvier 2007 au Timber Creek Veterinary Hospital de Canyon dans le Texas. La légendaire jument de la famille Cogdell, victorieuse du NCHA Open Futurity en 1978 et mère de SHANIA CEE 1999 NCHA Open Futurity Champion, est décédée à l'âge de 29 ans en septembre 2004. Suite à la disparition de Billy Cogdell, elle avait été confiée au Dr. Gregg O. Veneklasen, spécialiste de la reproduction équine. La naissance de son clone est un événement puisque c'est la première fois en cutting que l'on clone un cheval déjà disparu. C'est également la première fois que l'on clone un cheval à partir d'un modèle ayant atteint un âge aussi avancé.
***
PLAYBOY RUBY, la célèbre jument de Phil Rapp a été également clonée puis vendue avec son clone au Waco Bend Ranch. Elaine Hall a également produit un deuxième clone de ROYAL BLUE BOON. Le phénomène des clones bat donc son plein dans la petite industrie du cutting et ViaGen Inc. se frotte sûrement les mains devant l'engouement réservé à son projet. Toutefois, nous apprenons également avec le recul que le système reste très perfectible. LANEY DOC, la très productive jument de Jo Ellard du EE Ranches, n'a pas pu être clonée. Aucun poulain vivant n'a vu le jour. Le projet de Lindy Burch de cloner sa jument BET YER BLUE BOONS est également tombé à l'eau puisque le premier clone est mort né et le second est également décédé à l'âge d'un mois. Le procédé n'est pas encore totalement au point comme le voulait le prétendre ViaGen Inc.
***
Face à l'ampleur du phénomène, certaines interrogations commencent à percer. La principale question qui agite les acteurs de l'industrie du cutting est de savoir s'il existera un moyen de distinguer le produit d'un clone de celui du modèle original? Alison Van Eenennaam, spécialiste du génome et de la biotechnologie au département des sciences de UC Davis, reconnaît qu'il sera totalement impossible de les différencier. Le poulain "naturel" sera totalement identique du point de vue génétique au poulain issu du clone. L'AQHA interdit l'inscription des clones mais la même question risque de se poser avec les jumeaux naturels qui eux peuvent etre inscrit au livre de la race. Avec le nombre croissant d'embryons multiples, le nombre de naissances de jumeaux naturels ne cesse d'augmenter. Comment pourront nous être surs que les poulains seront issus du cheval original et non de son jumeau? Que celui ci soit naturel ou issu du clonage, le problème est le même : l'ADN de ces chevaux est identique.
***

Aucun commentaire: