La famille Galyean, comme vous l’aurez sûrement noté au travers des précédents articles de Cutting Times, est très en vue en ce début de saison 2007. Mais l’histoire qui unit les Galyean à ce sport extraordinaire qu’est le cutting remonte bien plus loin. Kenneth Galyean, âgé de 75 ans, est en effet à la tête d’une véritable dynastie de cutters qui ont gagné ou gagnent dans les arènes de cutting. Entre Kenneth, Jody, Wesley et Beau Galyean, ce sont pas moins de trois générations de cavaliers de cutting qui écument les plus prestigieux concours depuis plus de cinquante ans. Retour sur l’une de ces grandes familles qui font la légende de notre sport.
Kenneth Galyean s’est qualifié pour la première fois pour le NCHA Futurity Open en 1965, il a ainsi ouvert la voie aux succès de ces descendants dans cette épreuve reine du cutting en finissant troisième ex-aequo. Il revient sur ses débuts en tant qu’entraîneur de chevaux de cutting : « Quand j’ai débuté, la seule façon de gagner sa vie était de débourrer des poulains. J’ai été assez chanceux pour en avoir quelques uns que j’ai pu emmener en concours et avec qui j’ai pu être compétitif ». Ses bons résultats au Futurity lui offrirent plus de chevaux mais à cette époque là il fallait savoir se montrer polyvalent : « La plupart des épreuves de cutting avaient lieu dans des concours de Quarter Horses à l’époque. Donc je présentais aussi des chevaux en Halter, je faisais tout ce qui pouvait me permettre de vivre en fait mais je me suis toujours débrouillé pour monter des chevaux de cutting. Vous pouviez faire du pleasure avec ces chevaux, ils savaient galoper doucement avec les rênes longues. En réalité vous pouviez tout faire avec eux, ou du moins nous essayions de tout faire avec eux ». Kenneth Galyean rappelle le principe qui a guidé sa vie d’entraîneur et de cavalier de cutting : « Je pense que tout homme qui a du succès dans n’importe quel domaine doit avant tout être passionné et doit travailler pour réussir. Rien n’est jamais facile ou alors c’est que ça n’en vaut pas la peine ».
C’est cette philosophie là qui lui a permis d’élever MERADAS LITTLE SUE, la jument qui a remporté le plus de gains dans l’histoire de
En 2004, alors qu’il n’était âgé que de seulement 21 ans, Wesley Galyean a marqué l’histoire du cutting en reportant avec SPOTS HOT le NCHA Open Futurity. Wesley décrit son émotion face à cette victoire : « Je n’aurais jamais pensé que ça pouvait arriver même si je savais que j’avais un super cheval. Il est incroyable, chaque jour il donne le meilleur de lui-même ». Wesley revient sur ce fameux 225 et plus particulièrement sur sa dernière vache qui lui a permis d’empocher les $ 200 000 promis au vainqueur : « A la fin, il m’a semblé travailler cette vache une éternité. Ca m’a paru comme 5 longues minutes mais mon cheval est toujours resté à sa place et n’a jamais abandonné. J’étais sur qu’il ne laisserait jamais cette vache passer. Je ne pouvais même pas entendre mes aides à cause du bruit de la foule alors je ne savais pas combien de temps il restait. J’ai juste essayé de rester où il fallait et de continuer à monter de mon mieux jusqu'à ce que j’entende le buzzer. Cette superbe victoire a permis à Wesley et Jody de rejoindre Shorty et Bill Freeman et Ronnie et Tag Rice dans le cercle très fermé des couples père fils vainqueurs du NCHA Futurity.
Mais chez les Galyean, on peut compter sur un troisième cavalier de talent. Lors de ce même NCHA Futurity 2004, le frère de Wesley, Beau Galyean a lui aussi brillé puisqu’il remporte la classe Limited Open avec DOUBLE DOWN MERADA (un cheval aujourd’hui en France), et finit second de la classe Non Pro avec HIGHLIGHTCAT. Avec leur père Jody, finaliste de l’Open sur A BLACK WIDOW, les frères Galyean ont empoché plus $ 365 000 lors de Futurity 2004, nouveau record de
En tout, depuis le Futurity NCHA, la famille Galyean a empoché plus de $ 340 000 sur les terrains de concours et Wesley se rapproche à grands pas de la barre symbolique du million de dollars gagnés en compétition. Au-delà des chiffres, Wesley affirme que c’est la passion qui l’anime : « Ce n’est pas une question d’argent. C’est ce que nous aimons faire et nous sommes très chanceux de pouvoir faire ce que nous aimons faire ». Il prévoit de se reposer un peu chez lui à Ardmore en Oklahoma après ce début de saison fracassant. Il va pouvoir travailler ses 2 ans et ses 3 ans et ne prévoit pas de shower avant les Super Stakes. Il reconnaît avoir besoin d’un peu de repos : « Nous sommes sur les routes depuis trois mois et la fin du Futurity NCHA. Les chevaux méritent une pause car ils y ont mis tout leur cœur à chaque fois durant ces trois mois ».
Les Super Stakes, en avril, seront une belle occasion pour les membres de la famille Galyean de prouver qu’on peut se disputer la victoire même entre frères. A 26 et 24 ans, Beau et Wesley Galyean ont encore de belles années devant eux pour ajouter des titres au livre ouvert par leur père et leur grand père. Tous les deux disposent d’un palmarès à moins de trente ans que bien des Non Pros ne pourront même pas approcher en toute une vie.
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2 commentaires:
Quand on parle de génétique en cutting il n'y a donc pas que pour les chevaux?
Il y a bien quelqu'un qui va nous sortir des stats sur les gains des descendants des cavaliers, sur les meilleurs croisements possibles...
J'ai ajouté la video du run de Jody Galyean lors du futurity 1986. Le cutting a quand meme pas mal changé depuis. C'est marrant à voir car le cheval ne travaille variment pas comme les chevaux actuels.
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